Le ventre vide pour se restaurer : j’ai jeûné pendant cinq jours – La Ruche Qui Dit Oui !

© Clémence Pittillioen

L’article est à retrouver en intégralité dans OUI ! le Magazine de La Ruche qui dit Oui !

© Clémence Pittillioen

Pâtisserie Emma Duvéré

Le beurre et l’argent du cœur

Image Ecotable
Photographie Arthur Crestani

« Plutôt tarte tatin aux coings du coin que fraisier en février, la pâtisserie Emma Duvéré fait dans la saisonnalité autant que dans la proximité. Implanté depuis 2017 rue Sedaine, au cœur du Village Popincourt, ce lieu de vie bat au rythme du quartier. Les gâteaux de cœur d’Emma, la fondatrice, ont le parfum de l’enfance et des goûters au coin du feu : financiers, madeleines et galette des rois à la frangipane.« 

Article à retrouver en intégralité sur le site d’Ecotable, un label qui identifie et valorise les restaurants écoresponsables à partir d’un cahier des charges précis et selon trois niveaux d’engagement. Il permet à toutes et tous de choisir des restaurants aux pratiques environnementales vertueuses. 

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Photographie Arthur Crestani

Promenade Paris / Palerme pour le mazagine Îlots Exotiques

« Heureuse qui comme Ulysse, traverse la Méditerranée en bateau pour découvrir la Sicile. C’est le parfum de la fleur d’oranger, le goût de la pistache et le croquant des arancini qui ont grandement motivé mon choix de partir à la découverte de cette “île aux trois pointes”, dont les héritages tantôt africains, grecs et romains en font une terre à la croisée des mondes. »

🍊 Mon récit de voyage est à retrouver dans le dernier numéro d’ Îlots Magazine, accompagné des douces illustrations de Clara Debray 🌱

Une première publication papier qui me remplit de fierté autant qu’elle me donne faim de prochains écrits et de nouveaux voyages.

Îlots Exotiques est un magazine à dévorer des yeux, à offrir et à s’offrir, pour soutenir l’indépendance de toutes les personnes y ayant contribué.

Bravo à Noémie Malaize et à toutes les jolies plumes ayant mis leur patte dans ce bel objet.

Grazie Mattia per la ricetta della focaccia e per questo fantastico momento ! 🙌🏼
Beijo à mon amie Lara, parfaite companheira de voyage, de Wwoofing délicieux et de Couchsurfing insolite 😘

5 recettes anti-gaspi pour pimper ses restes de riz et de pâtes

Si comme moi, votre devise est travail, famille, pâtes/riz, vous allez adorer ces 5 recettes qui permettent de sublimer les restes.

Je blague, bien sûr. Si j’avais une devise, elle serait plutôt « rien ne se perd, tout se transforme ».

Il s’agit donc ici de vous donner des astuces pour transformer vos petits restes de pâtes et de riz cuits en de délicieux repas, à décliner selon les saisons et les produits que vous avez sous la main.

3 conseils pour choisir vos pâtes et votre riz : 

  • Privilégiez les produits complets ou semi-complets, plus riches en nutriments que le riz et les pâtes blanches qui sont des produits raffinés.
  • Soutenez l’agriculture française et choisissez du riz (bio) de Camargue, si la recette s’y prête ! Il en existe de nombreuses variétés (blanc, rouge, noir, rond…).
  • Choisissez des pâtes au blé dur et cuisez-les al dente (un peu croquantes) pour une digestion facilitée.

 


 

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#1 Riz sauté aux légumes à l’indonésienne

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Cette recette, inspirée du « nasi goreng » (riz frit en indonésien) est idéale pour utiliser tous les légumes un peu abimés qui trainent dans le fond du frigo. Le combo légume racine + chou fonctionne à tous les coups ! Utilisez un wok si vous avez car la chaleur y sera bien répartie et le riz pourra avoir ce côté un peu croustillant délicieux. À défaut, une sauteuse (casserole évasée, à bords hauts) fera l’affaire.

Les ingrédients pour 3-4 personnes :

  • 300g de riz cuit 
  • 1 oeuf 
  • 1 carotte 
  • 1 chou pak choi (ou ¼ de chou vert, de brocoli ou de chou chinois) 
  • 1 oignon nouveau (ou un oignon) 
  • 4 cs de sauce soja (ou sauce tamari, sauce soja fermentée, moins salée que la classique) 
  • 3 cl d’huile de sésame
  • 1 cs de nuoc mam (facultatif) 
  • 1 gousse d’ail 
  • un peu de gingembre frais 
  • 30g de cacahuètes 

1. Rincez et coupez finement tous les légumes.
2. Epluchez et râpez le gingembre et l’ail.
3. Faites chauffer le wok ou la sauteuse avec l’huile de sésame. 
4. Coupez finement l’oignon nouveau (gardez le vert de côté) et faites-le revenir dans le wok.
5. Ajoutez le gingembre et l’ail et faites-les revenir.
6. Ajoutez la carotte puis les autres légumes et faites sauter.
7. Battez l’oeuf dans un bol, assaisonnez avec une cc de sauce soja puis faites-le cuire dans une petite poêle comme une omelette fine.
8. Une fois les légumes cuits, ajoutez la moitié de la sauce soja et mélangez.
9. Ajoutez le riz cuit, le reste de sauce soja, la sauce nuoc mam, 1cc de sucre et faites revenir à feu vif.
10. Coupez l’omelette cuite en fines bandes.
11. Ajoutez l’omelette sur le riz, parsemez le tout avec les cacahuètes hachées et le vert de l’oignon nouveau. 
12. Goûtez et ré-assaisonnez si besoin.

 

#2 Frittata aux restes de pâtes,
fromage et basilic

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Cette recette permet d’utiliser à la fois des restes de pâtes cuites et des chutes de fromage que personne ne veut terminer. Ici, j’ai utilisé des bucatini (sorte de gros spaghetti avec un trou au milieu) et de l’ossau-iraty.

Les ingrédients pour 2 personnes : 

  • 3 oeufs 
  • 30g de restes de fromage (parmesan, chèvre, pecorino, comté, feta…) 
  • 300g de restes de pâtes cuites (type farfalle, fusilli, penne ou coquillettes) 
  • ¼ de botte de basilic (ou de l’estragon ou du persil) 
  • Huile d’olive 
  • Sel 
  • Poivre

1. Fouettez les oeufs dans un saladier.
2. Râpez le fromage et ajoutez les 2/3 aux oeufs. Salez et poivrez.
3. Ajoutez les pâtes et mélangez bien.
4. Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle (allant au four de préférence) puis y versez la préparation.
5. Faites cuire à feu moyen pendant 10 minutes, ajoutez le reste de fromage sur le dessus puis terminez la cuisson sous le grill du four (ou retournez-la à l’aide d’une assiette).
6. Une fois cuite et dorée, ajoutez le basilic coupé sur le dessus de la frittata.

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#3 Buddha bowl à l’avocat, courge grillée, panisse, feta et zaathar

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Ce bowl est une recette express et anti-gaspi par excellence. J’y ai recyclé tout plein de petits restes de légumes et riz cuits que j’avais, et avec quelques produits frais (feta, avocat) et de bons assaisonnements (zaathar, vinaigrette à la sauce soja), la magie opère !

Les ingrédients pour 2 bols : 

  • 200 g de riz cuit
  • Quelques morceaux de légumes (ici du potimarron) rôtis
  • 2 petits avocats italiens (ou corses) bio : vous en trouverez en hiver et début de printemps. Évitez les avocats non bio d’amérique latine car en plus de venir de très loin, leur empreinte environnementale sur les ressources locales (eau, forêt) est désastreuse.
  • Quelques morceaux de panisses cuites (rouleaux à base de farine de pois chiches vendus au rayon frais des magasins bio)
  • 50 g de feta
  • 1 pincée de zaathar (mélange d’épices libanais à base de sumac, thym et sésame) ou du cumin
  •  quelques feuilles de coriandre
  • 1/2 citron bio
  • pour la sauce : 3 cs de sauce soja, 1 cs d’huile d’olive, 1 cs d’huile de colza, 1 gousse d’ail hachée, un peu de jus de citron
  1. Epluchez et coupez les avocats en 2 ou en fines tranches et citronnez-les pour éviter qu’ils noircissent.
  2. Faites chauffer le riz, les légumes cuits et les panisses (à découvrir, tout comme ces autre recettes à base de pois chiches).
  3. Mélangez tous les ingrédients de la sauce.
  4. Dressez les bols avec une base de riz, les panisses, les légumes rôtis puis les avocats. 
  5. Ajoutez la feta émiettée, le zaatar et la coriandre ciselée.
  6. Assaisonnez avec la sauce et dégustez !

 

#4 Riz au lait végétal, banane et cannelle

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Les ingrédients pour 3 petits bols :

  • 150g de riz cuit (du riz rond idéalement) 
  • Une banane trop mûre
  • 30 cl de lait de soja (ou d’amande, de riz, d’avoine)
  • 2 cs de miel 
  • 1 cc de cannelle en poudre
  • quelques fraises et quelques amandes pour le topping

1. Faites chauffer doucement le lait végétal dans une petite casserole.
2. A ébullition, ajoutez le riz cuit, la cannelle et le miel et remuer.
3. Epluchez et écrasez la banane (gardez quelques rondelles pour la fin) et l’ajoutez dans le riz.
4. Mélangez et laissez chauffer le tout quelques minutes jusqu’à ce que le riz ait absorbé le liquide.
5. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement.
6. Dressez dans des bols et ajoutez les morceaux de fraises et de banane sur le dessus, et quelques amandes concassées. Dégustez ! 

 

#5 Minestrone de printemps

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En toutes saisons, les minestrones (soupes italiennes à base de légumes frais et secs et assaisonnées de pesto) sont des recettes complètes et parfaites pour utiliser un petit reste de pâtes courtes cuites. Changez les légumes en fonction de la saison et de ce que vous avez sous la main et régalez-vous !

Les ingrédients pour 2 personnes :

  • 100 g de pâtes « conchigliette rigate » cuites
  • 150 g d’asperge verte
  • 125 g de haricots blancs
  • 1/2 botte de radis roses
  • 30 g de Grana Padano râpé
  • 10 g de graines de tournesol
  • 5 g de bouillon de légumes
  • 1 oignon nouveau
  • 1 gousse d’ail
  • 1/2 de botte de basilic

Retrouvez la recette en intégralité sur le site de Foodette.fr !

Quand Mahaut de Ventre-Archives me dresse le portrait

L’interview réalisée par Mahaut Le Lagadec pour Ventre Archives, qui part à la rencontre de celles et ceux « qui font la food » est à retrouver ici.

Extrait : Portrait confiné : L'(éco)table engagée de Laurène Petit

 

De par son engagement au sein de la Communauté Ecotable et auprès de celles et ceux qui nous nourrissent, mais également au travers de choix de vie affirmés, Laurène Petit fait de la résistance. De la résistance pour une alimentation durable et solidaire.

 

Que fais-tu dans la vie ?

 

Je travaille à mon compte sur plusieurs activités, toujours en lien avec l’alimentation durable : consulting culinaire, formation pour les restaurateurs et création de contenu engagé. Par exemple, j’adore aller à la rencontre de producteur.ice.s et à travers mes reportages, mettre des mots et des images sur l’engagement qui les anime au quotidien pour nous nourrir.

 

Je suis membre de la Communauté Ecotable qui réunit les acteur.ice.s de la fourche à la fourchette engagé.e.s pour une alimentation durable. Je suis particulièrement impliquée sur l’opération « Restaurons les soignant.e.s durablement » que nous avons montée depuis le début du confinement. Nous livrons plus de 600 repas de qualité tous les jours au personnel soignant d’une quinzaine d’hôpitaux d’Île-de-France.

 

Les verbes « résister » et « s’engager » apparaissent dans ta bio Instagram. Qu’est-ce que cela signifie pour toi ? Cela a-t-il un rapport avec ta façon d’envisager le bien manger au quotidien?

 

Tout à fait ! L’engagement a toujours été présent en filigrane de mon parcours : que ça soit dans ma vie professionnelle, au sein d’associations (l’AMAP de Sciences Po, par exemple) ou dans mes choix personnels vers un mode de vie plus bas carbone (je ne prends plus l’avion, je réduis au maximum ma consommation de produits d’origine animale, je n’achète que des vêtements d’occasion…). La résistance, c’est une piqûre de rappel, un électrochoc et l’esprit critique que j’essaie toujours d’avoir pour ne pas accepter des situations injustes causées par notre système destructeur des humains et de la planète.

photo © : Laurène Petit

 

Où et comment t’approvisionnes-tu ?

 

L’approvisionnement en produits respectueux du vivant est important pour moi. Quand on achète un produit, on soutient le monde qui va avec. Je suis inscrite à une AMAP (Le Marché sur l’eau à Stalingrad) où je récupère mon panier de fruits et légumes locaux et en circuits courts chaque semaine. J’y trouve aussi des produits laitiers délicieux, de la farine paysanne ou encore de la bière artisanale. Pour l’épicerie et le vin, je complète avec la Biocoop, le Zingam ou encore Terroirs d’Avenir (Paris) que j’ai la chance d’avoir près de chez moi.

 

Quel est ton meilleur souvenir culinaire ?

 

Récemment, je suis allée avec mon sac à dos jusqu’en Sicile en prenant tous les moyens de transport possibles sauf l’avion. Sacré périple ! Au retour, mon hôte chez qui j’ai fait du couchsurfing à Lerici (un village très mignon au milieu des Cinque Terre) m’a emmenée faire une jolie balade sur les falaises surplombant la mer. On a fait un détour par la forêt pour ramasser des arbouses, et nous sommes allés jusqu’à chez son ami (producteur d’olives) pour les transformer sans attendre en confiture. Bonne musique, focaccia qui sort du four, l’odeur de la confiture qui cuit et les conversations animées en italien : j’en garde un très bon souvenir !

 

Quelles personnalités du monde de la cuisine ou de l’alimentation – au sens large – t’inspirent ?

 

Peut-être parce que je viens du même terroir que lui, je suis une fan de la première heure de Florent Ladeyn. J’adore sa manière très humaine d’aborder la cuisine : ultra locale. C’est un pur produit des Flandres qui sublime le travail de maraicher.e.s et éleveur.se.s passionné.e.s comme lui.
Dans le registre du zéro déchet, j’éprouve une grande admiration pour Chloé Charles, une cheffe nomade qui cuisine de manière très intelligente les produits dans leur intégralité.
Par ailleurs, j’adore la personnalité et la cuisine solaires d’
Alessandra Montagne, une cheffe brésilienne dont la joie de vivre me rappelle celle des habitants de Rio où j’ai vécu pendant un an.
Enfin, j’ai beaucoup de respect pour
François-Régis Gaudry qui est selon moi le critique culinaire le plus pertinent dans son impertinence.

 

Qu’est-ce que le fait de cuisiner toi-même t’apporte au quotidien ?

 

Pour moi cuisiner, c’est méditer. Si j’aime le joyeux bordel des préparations de repas en bande, j’apprécie aussi les moments où je cuisine seule, face à mes couteaux et à mes ingrédients. Quelques épices et herbes fraîches, un geste par-ci par-là, il en faut peu pour que la magie opère quand les produits sont bons. La satisfaction du repas préparé avec amour pour ses proches est alors sans pareille !

photo © : Laurène Petit